Cultura psiquiatrica y cultura judicial: una relectura de Foucault

En el marco del proyecto europeo “Dialogo de las locuras”y del año europeo de dialogo intercultural se llevo a cabo en Paris este próximo 15 y 16 de septiembre un encuentro internacional dedicado al encuentro entre psiquiatra y ley.

Entre los eventos, estan previstas las siguientes conferencias:

LUNDI 15 SEPTEMBRE
MATIN FOUCAULT ET LA FOLIE
Modération : Martin LEGROS, rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magazine
Avec Maître Robert BADINTER, Mme Élisabeth ROUDINESCO, M. Colin GORDON, M. Frédéric GROS

APRÈS-MIDI LA RENCONTRE DU PSYCHIATRIQUE ET DU JUDICIAIRE : L’EXEMPLE DE L’EXPERTISE
Modération : Martin LEGROS
Avec Mme Claude FINKELSTEIN et des représentants d’associations européennes d’usagers de la psychiatrie,
M. Frédéric CHAUVAUD, Dr. Daniel ZAGURY, Jean DANET

MARDI 16 SEPTEMBRE
MATIN LA RESPONSABILITÉ PÉNALE DES MALADES MENTAUX
Modération : Claude-Olivier DORON (sous réserve)
Avec M. Denis SALAS, Juge Edward ORMSTON, Mme Claude FINKELSTEIN, M. Alain BOULAY

Culture psychiatrique et culture judiciaire : Pourquoi relire Foucault aujourd’hui ?
Depuis le 19ème siècle, par le détour de l’expertise psychiatrique, la psychologie de l’inculpé se retrouve au cœur des débats judiciaires. La justice examine à la fois des actes dont le caractère délictueux doit être établi, et des sujets dont la responsabilité doit être évaluée. Aujourd’hui, la prise en compte accrue du ressenti des victimes et des peurs de la société réinterroge les rapports entre le domaine pénal et le domaine médical. De ces rapports toujours instables et conflictuels, Michel Foucault a fait l’histoire ; une histoire qui vise à déranger nos partages trop évidents, nos certitudes prétendument immémoriales.

Si le code pénal a évolué, les questions posées par le philosophe à cette entrée du savoir psychiatrique dans le pouvoir judiciaire restent d’actualité : à quelle légitimité prétend l’expertise psychiatrique ? Jusqu’où la justice doit-elle se préoccuper de la psychologie des individus ? A quelles stratégies répond le suivi socio-judiciaire des malades jugés « dangereux » ? Ces trois questions seront abordées au cours d’un colloque qui ne se propose pas tant de commenter Foucault, que d’utiliser certaines de ses grilles de lecture pour analyser l’inquiétude actuelle des professionnels et des usagers. A l’heure où la santé mentale devient un enjeu de la politique commune européenne, ce colloque se veut international.

Mais pourquoi revenir aujourd’hui à une pensée qui a accompagné les combats d’hier, liés à un contexte médical différent, comme ceux de l’antipsychiatrie ? Publié en 1961, L’Histoire de la folie est devenu un ouvrage classique, au risque d’être classé, comme un monument. Sa thèse principale semble aussi connue que contestée. L’actualité éditoriale internationale nous invite cependant à souffler la poussière accumulée. Dans les pays de langue anglaise, ce n’est que l’an dernier que le grand public a pu accéder à la première traduction intégrale de L’Histoire de la folie. A travers le monde, la publication des cours au Collège de France, entamée en France en 1997, a profondément renouvelé notre approche de l’œuvre foucaldienne. Au sein de ce corpus foisonnant, les deux cours consacrés à la psychiatrie (1973-1974 : Le pouvoir psychiatrique et 1974-1975 : Les anormaux) opèrent des déplacements importants par rapport au travail inaugural de 1961. Pour une jeune génération de chercheurs, relire Foucault a d’abord été synonyme de l’entendre pour la première fois.
Par ailleurs, le philosophe français a été particulièrement sensible à la dramaturgie de la folie qui a habité notre culture, de Calderon à Artaud. Le lieu même de La Villette nous invite à honorer cet aspect à travers les paroles collectées par Laurence Février, comédienne et metteur en scène, ainsi que l’installation “Dots Obsession” de Yayoi Kusama présentée dans la Grande Halle cet été.
Philippe Chevallier
Coordinateur scientifique

Comité scientifique
Philippe Artières, historien, chargé de recherche LAHIC-CNRS
Daniel Defert, sociologue, maître de conférences à l’université Paris VIII
Claude Finkelstein, présidente de la Fédération Nationale des Associations de Patients et ex-patients en Psychiatrie
François Gibault, avocat à la Cour d’appel de Paris
Tim Greacen, psychologue, directeur du laboratoire de recherche de l’EPS Maison Blanche
Frédéric Gros, philosophe, professeur à l’université Paris XII
Jean-Louis Senon, psychiatre, professeur à la Faculté de Médecine, Université de Poitiers

APRÈS-MIDI LA DANGEROSITÉ : SURVEILLER ET SOIGNER
Modération : Martin LEGROS
Avec Mme Françoise DIGNEFFE, Dr. Mario COLUCCI, M. Claude-Olivier DORON,
M. Le Procureur Général Jean-Olivier VIOUT

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